Les Outils aratoires sénoufo
Grâce à ses outils tels que la daba ou la houe, la binette, la haches et la coupe-coupe, l’homme traditionnel sénoufo sait habilement tirer le maximum de son sol. L’avènement de la charrue et du tracteur n’empêche pas le paysan sénoufo d’utiliser ses outils semblablement rudimentaires pour labourer, semer, repiquer ou planter.
Le climat du milieu sénoufo est en général favorable aux cultures vivrières telles que le mil, le maïs, le haricot, le fonio, les pois de terre, la patate douce, l’igname, l’arachide, le sésame, le tabac et le riz. Le grenier est en quelque sorte la banque de céréales d’un foyer. L’abondance des greniers est une preuve de la bravoure chez le paysan sénoufo.
La Cuisine sénoufo
Selon le professeur Adame Ba Konaré, « la cuisine est constituée par une série d’opérations de caractère mécanique, physique ou chimique, dont le but est d’accommoder des aliments destinés à nourrir l’homme. » Nos braves et humbles paysannes sénoufo se servent de nombreux outils traditionnels dont l’apparition des nouveaux instruments comme les râpeuses, les éplucheuses, les baguettes métalliques pour brochettes ou les hacheuses de viande n’ont pu écarter. La Puisette, le Mortier et le Pilon, la Meule en pierre (moulin traditionnel), le Couteau, les Paniers, les Vans, les Calebasses, les Marmites, les Assiettes, les Louches, les Mouvettes ou les Spatules servant à malaxer les pâtes des sauces ainsi que la lampe pour illuminer la cuisine très souvent sombre.
Malgré les mutations culinaires, la transformation des produits locaux et l’infiltration des produits modernes tels que le najini (cube maggi), la cuisine sénoufo garde encore un bon nombre de condiments dont l’usage dépend du savoir-faire de chaque cuisinière. Les plus fréquents de ces condiments incluent le Soumbala, le Beurre de karité, le Piment, l’Ail, l’Oignon, la pâte d’Arachide, de Haricot, les feuilles de Baobab et le Gombo.
La cuisson est une étape fondamentale du processus de transformation alimentaire. De nos jours, la cuisson constitue une préoccupation permanente et laborieuse. Car, les changements climatiques font que le bois qui est la source traditionnelle du feu devient de plus en plus rare.
