L’encadrement des stagiaires dans des domaines divers de la vie professionnelle et socioculturelle fait partie de la mission du Centre Culturel Sénoufo. C’est ainsi que mademoiselle Djénéba Doumbia, une malienne originaire de Sikasso et étudiante en Licence 3 à l’université Abdou Moumouni de Niamey au Niger s’est retrouvée audit Centre. Djénéba a su s’intégrer et participer aux activités de l’équipe du Centre. En plus des activités ordinaires du Centre, notamment l’accueil, les animations diverses et la conservation des collections culturelles du Centre, durant ses deux mois de stage, Djénéba s’est aussi montrée une vraie passionnée de la culture en participant à une quinzaine des missions de recherches dans les trois aires culturelles sénoufo, à savoir le Folona, le Zeguédougou et le Kapolondougou. En guise de validation de son temps de stage, dans l’après-midi du jeudi 18 septembre 2020, Djénéba a animé un projet de médiation autour du « Korèduga et le Korèdugaya », une confrérie culturelle souvent maladroitement traduite comme la « bouffonnerie ». En présence des élèves lycéens de la terminale, filière Art et Littérature de l'école de Lafiabougou à Sikasso, et  devant les membres de l’équipe du Centre et quelques invités, Djénéba a commencé son projet par une brillante visite guidée des salles d’exposition du Centre, suivie d’une séance des devinettes en plein air. Puis, dans la salle de conférence du Centre, à partir des images d’un korèduga, Djénéba a fait découvrir à son audience le sens profond du korèdugaya, particulièrement le rôle de régulateur ou de réconciliateur dans la société, la philosophie de deux attitudes contraires qui sont le Nyènafin (la tristesse, l’amertume ou le désespoir) et le Nyènajè (la joie, le jeu ou le rire). Les élèves ont également eu le temps de s’exprimer non seulement au cours de la séance des devinettes, mais aussi sur ce qu’ils connaissent du korèdugaya et ce qu’ils percevaient à partir des images qui leur ont été remises. L’un d’entre eux, issu d’une famille des korèdugaw, a récité un poème sur le kor&dugaya. La soirée a été culminée par une surprise que Djénéba a réservé à son public : la prestation de Robert Sanogo, un artiste korèduga et petit frère du renommé feu Siaka Sanogo dit « Fanyèna Siaka ». A l’unanimité, l’équipe du Centre atteste que Djénéba a vécu un moment de stage exceptionnel. Elle fut une stagiaire pas comme les autres !

Sikasso, le lundi 21 septembre, 

Père Bruno Ssennyondo, Directeur du CRSPCS

Alors que la majorité se prépare pour la grande fête de la Tabaski (appelée Aïd el-Kebir en Arabe pour signifier littéralement la « fête du mouton » qui rappelle la soumission d'Ibrahim à Dieu lorsque celui-ci lui demande de sacrifier son fils, Ismaël. Elle est célébrée deux mois et dix jours après la fête du Ramadan), de son côté, le Centre Culturel Senoufo (CRSPCS) ébauchait les activités de valorisation de ses collections. En effet, une équipe des experts techniciens en provenance de Bamako s’est jointe à celle du Centre et ses collaborateurs pour esquisser les activités de mise en valeur du patrimoine culturel du Centre. Cette mission sécuriser davantage les collections du Centre et les rendre plus accessibles au grand public. Pour cela, il est nécessaire d’améliorer non seulement la qualité des bâtiments dans lesquels les collections sont hébergées, mais aussi de renforcer les capacités du personnel du Centre.

Délaissé pendant longtemps, la qualité des collections du Centre se détériorent. Grâce à l’appui de l’Ambassade de la République Fédérale d’Allemagne, pendant dix mois, des personnes ressources diverses seront sollicitées pour contribuer à la première étape vers la standardisation et la valorisation du musée du Centre, lesquels à présent, ne consistent qu’en des objets entassés. Le chemin est encore très long. Le Centre invite donc tout homme de bonne volonté et ami de la culture africaine à ne pas rester indifférent face à ce gros chantier timidement amorcé par le Centre et ses partenaires. Venez protéger et promouvoir le peu qu’il nous reste à transmettre aux générations futures.

Sikasso, le 30 juillet 2020

 Père Bruno Ssennyondo

E-mail: centresenoufosikasso@gmail.com

Le Centre Culturel Sénoufo ne pourrait aucunement fait exception faces aux perturbations mondiales provoquées par la pandémie du Covid-19. En effet, à l’instar de beaucoup d’autres structures d’action culturelle, depuis le mois de mars 2020, la plupart des activités du Centre sont suspendues. À nos jours, avec le dé-confinement progressif, le Centre recommence à accueillir quelques usagers parmi lesquels les nouveaux mariés qui viennent pour la prise des photos de souvenirs. Toutefois, quelques questions nous tourmentent : comment s’y prendre en ce temps de confinement, de méfiance et d’incertitude ? Est-ce aussi un temps de fête ? Faut-il se confiner jusqu’au jours où on trouvera une solution définitive à la pandémie ou faut-il continuer à danser avec le diable sur le dos ? Tout compte fait, le Centre a choisi de s’inscrire dans la politique sanitaire prônée par les autorités compétentes en la matière. Mais, avouons-le qu’il n’est pas toujours facile de faire adopter par le public les mesures sanitaires mises en place pour contrer la propagation du fléau à coronavirus. Dans l’espoir que cette pandémie sera maitrisée dans le meilleur délai, l’équipe du Centre culturel Sénoufo ne baisse pas le bras.

Sikasso, le 17 juin 2020

Père Bruno Ssennyondo

Directeur du CRSPCS 

Chers frères et sœurs,

Au nom du Centre Culturel Senoufo de Sikasso et en mon nom propre, je souhaite à tous et à toutes un bon et fructueux mois de ramadan. Malheureusement, ce mois béni coïncide avec une période difficile de l'histoire de notre monde qui lutte contre la pandémie du covid-19. Grâce à vos efforts de prière, de jeûne et de partage, que Dieu nous montre sa miséricorde et nous donne la paix ! Qu'il nous préserve de cette mauvaise maladie !

N'oubliez surtout pas de prier pour la paix au Mali ; car jusque-là, les victimes de cette guerre sont plus nombreuses que celles du coronavirus. Pire encore, cette guerre détruit les tissus socio-culturels et économiques de notre beau pays, le Maliba. Que Dieu nous donne de célébrer la 'aid al-fitr dans un climat apaisé et dans un monde plus humain ! Qu’il nous accorde une bonne saison pluvieuse (hivernage) !

Sikasso, le 28 avril 2020

Père Bruno Ssennyondo

Directeur du CRSPCS

Que faire face à ce fléau du Coronavirus, aussi connu comme le Covid-19, pour lequel on ne trouve ni solution ni terrain de négociation? Démissionner et se laisser faire? Chercher le coupable ou l'élément expiatoire? Le Centre Culturel Senoufo dit "non" à tout cela et nous propose "la poésie". Car, en effet, la culture d'antan employait la poésie pour décanter des situations semblablement sans issu. Vous trouverai ici une série des poèmes : Credo du Coronavirus; Oh mon Afrique, réveille-toi; Malédiction au Coronavirus et Du "Coronavirus" au "Corona vaincu" Tous sont provoqués par la pandémie.

Sikasso le 24 avril 2020, Père Bruno S

Credo du coronavirus

Quand cesseras-tu d’être incrédule Toi qui ne crois pas au coronavirus? Quand cesseras-tu d’être imprudent Toi qui cherches à tout braver? Quand cesseras-tu d’être sourd Toi qui refuses d’écouter ton prochain? Quand cesseras-tu d’être aveugle Toi qui refuses de voir? Quand cesseras-tu de fermer ton cœur ?

Si tu crois que coronavirus existe; Si tu crois qu’il est dangereux et contagieux; Si tu crois qu’à travers le monde Il ravage des vies humaines par milliers; Si tu crois qu’il ne tolère ni vieux ni enfants; Si tu crois sans avoir vu de visu Et si tu ouvres bien ton cœur pour comprendre les conseils des agents de la santé; Et si tu exécutes les gestes barrières préconisés par l’OMS:

Lavant tes mains au savon ou au gel alcoolique, Asphyxiant tes éternuements dans le creux de ton coude, Portant autant que possible un masque sanitaire, Respectant le couvre-feu dicté par les autorités, Évitant de frôler ton visage avec des mains non stérilisées, de donner des accolades à tes prochains, de serrer des mains à tout vent, d’être trop proche de personnes à symptômes de rhume banal ou d'état grippal, de t’abstenir des voyages et des attroupements. Alors mon frère, tu auras sauvé de nombreuses vies humaines; Tu auras contribué mon frère à délivrer l’humanité d’un si grand fléau. Tu seras fier de toi-même et tu pourras te glorifier mon cher frère de n’avoir pas vécu inutile.

Elie Yaya Bamba (Centre Culturel Sénoufo de Sikasso)

Oh mon Afrique, réveille-toi !

Mon Afrique, Hier opprimée, spoliée, pillée. Hier couvert de préjugés. Hier reléguée dans " l'asile de la barbarie", Hier synonyme de malheur, de deuil, de sorcellerie. Hier selon la théorie de la table rase : On niait l'existence d'une raison, d'une culture, d'une histoire, d'une intelligence... Hélas, On réfutait l'évidence ! Les chefs-d’œuvre de tes artistes, artisans, sculpteurs, Ont été attribués à des personnes des pays dits "civilisés".

Aujourd'hui, nous vivons encore sous le trauma des affres de la colonisation. Après un demi-siècle, l'Afrique balbutie toujours. La férule du colonisateur est toujours présente sous d'autres formes. Nos ressources minières sont devenues la vache laitière de nos bourreaux. Ils continuent à jouer les nounous, à jouer les sapeurs-pompiers. Trop d'enfants soldats ! Trop de chairs à canon ! Trop de lesbiennes ! Trop d'homosexuels ! Trop de mariages contre nature ! Trop d'impérialisme et de pièges. Aujourd'hui encore, pauvre Afrique !

Les résultats concluants de tes chercheurs, de tes scientifiques ne sont pas valables. Tu es toujours, un terrain d'essai, une espèce de cow-boys. C'est en Afrique que les essais cliniques des produits et vaccins se font. Il est temps que l'Afrique se réveille et prenne ses responsabilités. Car "l'esclave le plus parfait est celui qui n'est pas maître de son cerveau." 

Madou Diakité (DNAC - Bamako)

Malédictions au Coronavirus

Maudit sois-tu coronavirus fauteur de troubles et de chagrins, Venu dissiper la quiétude et la joie de mon peuple. Maudits sois-tu ô toi coronavirus source de maladies et de morts,  Venu ravir la vie des vaillants de mon peuple. Maudit sois-tu coronavirus Monstre invisible qui décime nos continents Laissant pleurer orphelins veuves et veufs.  Maudit sois-tu coronavirus Toi qui viens ternir l’image de mon peuple et détruire l’humanité. Maudit sois tu coronavirus qui provoques disettes et anxiété à travers le monde. Maudit sois-tu coronavirus contre qui de jour comme de nuit  luttent farouchement mon peuple dans l’espoir d’emporter un jour la victoire. Maudit sois-tu coronavirus ô toi destiné à être éradiqué, viré dans l’oubliette par l’effet de gestes barrières désormais en vigueur.  Maudit sois-tu coronavirus ô toi qui crains du savon gel alcoolique, masques et intervalles de sécurité -  armes de combat de mon peuple. À bas coronavirus ennemi commun de l’humanité ! Vive l’humanité !

Elie Yaya Bamba (Centre Culturel Sénoufo de Sikasso)

Du « coronavirus » au « corona vaincu »

Sous les pleurs de l’humanité dans l’immense cortège de malheurs et de privations, Je ne me résignerai point devant toi coronavirus. De l’orient à l’occident,  du septentrion au midi,  À l’aveuglette tu dérobes, Tu dérobes la vie des hommes; Les hommes de notre monde,  Le monde de notre Dieu, Le Dieu de l’univers. Par-dessus montagnes et collines, Par-delà mers et océans Tu voles; Tu voles de tes immenses ailes ténébreuses, Tu piques de tes piquants empoisonnés.

Mais saches bien coronavirus: Que l’humanité depuis ses origines rumine de rancœur contre toi. Sous ton fléau Elle demeure toujours flexible et souple, Et le sort réservé pour toi demeure certain.  Car tu n’éprouves aucune pitié devant notre faiblesse; Tu n’as pas pitié du nouveau-né, Tu n’as pas pitié du vieillard; De l’adolescent à l’adulte, Tu n’éprouves aucune pitié. 

Oui bientôt le jour viendra Où tout sera plus beau; Le temps viendra où tout refleurira Et encore une nuit pourra être une nuit Et un jour tout au plus.  Et toi Coronavirus Tu ne seras ni corona ni virus Ni covid ni dix-neuf (19) Ni nouveau ni ancien, Mais Corona vaincu ! Car tous les humains auraient mis en pratique les conseils sanitaires prodigués par l’OMS contre toi : Se laver fréquemment les mains à l’eau et au gel alcoolique, Porter des masques autant que possible, Eviter d’approcher des personnes à rhume banal ou en état grippal, Eternuer dans le creux de son coude, Observer un intervalle d’au moins un mètre entre soi et son prochain et Eviter les attroupements.

Elie Yaya Bamba (Centre Culturel Sénoufo de Sikasso)

Commençons avec un poème en hommage à ce qui fait ce que nous sommes: LA CULTURE.

Nos racines

Comme les racines servies de l’humidité de la terre imbibée des eaux de pluies infiltrées,

Font circuler la sève du tronc aux derniers bourgeons de l’arbre

Nourrissent et font croître celui-ci à travers les âges,

Ainsi la culture racine de notre identité et de notre dignité

Vivifie et accroît notre patrie de génération en génération.

Bozos, Peuls, Dogons, Sonrhaïs Bamanans et Sarakolés et Sénoufos et j’en passe,

Réveillons-nous. C’est le moment. Le glas de la torpeur a sonné ; Le glas de l’indolence et de la stupeur a sonné ; Débout attachons nos ceintures ! Ensemble cherchons nos racines ; Sauvegardons les vraies valeurs De notre patrimoine culturel. Pour l’honneur de la patrie. Car un peuple sans culture Est un arbre sans racines.

Par Elie Yaya Bamba (Transcripteur du Centre)

En ce temps pascal et surtout en cette crise planétaire provoquée par la pandémie de Covid-19 (Coronavirus), le Centre Culturel Sénoufo de Sikasso au Mali vous propose quelques extraits de ses poèmes. Tout en étant confinés dans nos foyers, ces poèmes nous feront voyager d’une sphère à l’autre. En effet, la poésie a le pouvoir de nous faire voyager, rêver, imaginer et peindre les images qui s’imposent à l’esprit. La poésie peut parler à nous tous, petits et grands. Car, comme l’affirme Staël dans Allemagne, t.2, p.114, « il y a de la poésie dans tous les êtres capables d’affections vives ». Mais, qu’est-ce que la poésie ? Le vocable « poésie » vient d’un mot grecque « poiêsis » qui veut dire ‘créer’ ou ‘fabriquer’. À travers la poésie qui n’a que des mots comme seul arme, l’auteur extériorise ses sentiments, ses émotions ou ses opinions. Autrement dire, le poète se donne un pouvoir d’invention et de création verbale en jouant sur les sonorités, le rythme ou la musicalité des mots. Grâce au poète, on arrive à exprimer ses sentiments, ses souvenirs ou son opinion d’une façon mélodieuse et harmonieuse selon les cultures et les époques. Cela explique les différents types et formes de la poésie. Il y a par exemple les styles didactique, épique, dramatique, religieuse / sacrée, érotique / profane, morale ou encore pastorale. On y trouve également des formes poétiques médiévales, classiques, modernes etc. Alors, à tout coup, la poésie. Même face au Covid-19.

Sikasso, le 11 avril 2020.

Par Père Bruno S, Directeur du Centre

Le cicaara est instrument lié aux pratiques initiatiques de la femme dans l’identité culturelle du peuple sénoufo. Il accompagne les cultivateurs pour les inciter au travail bien fait, à la bravoure et au courage. Mais aujourd’hui, les mutations sociales, la modernisation galopante et la mécanisation de l’agriculture menacent d’extinction ce trésor artistique et culturel. C’est à cet issu que le Centre Culturel Senoufo de Sikasso a pris l’initiative d’organiser des activités de la valorisation du cicaara, sous le thème : « le cicaara, un symbole de l’identité culturelle à sauvegarder et à diffuser ». En principe, ces activités artistiques et culturelles dureront six mois. Elles ont été lancées le mardi 10 mars 2020 sous le haut parrainage de Madame Ramata Bagayoko, 3ème Adjointe du Maire de la Commune Urbaine de Sikasso. Les activités prévues incluent les ateliers de recherches, de formations et des concours artistiques. A partir de résultats de nos recherches, les conférences et débats seront animés dans les établissements scolaires, auprès des chercheurs, universitaires et étudiants / élèves. Ensuite, nous organiserons une nuit de la vedette cicaara. Cette activité compétitive visera à stimuler la créativité et la concurrence entre les joueuses afin de rendre les produits artistiques du cicaara plus digests par le public moderne. A cet effet, un jury composé d’experts sera chargé d’apprécier chacune des étapes de ces compétitions artistiques et culturelles. Enfin, tout élément utile de ce projet sera transcrit, traduit et conservé pour en faire des publications ultérieures. Nous disons merci au Complexe Culturel BlonBa de Bamako qui a accepté d’accompagner cette aventure culturelle et artistique. Nous faisons encore appel à toute autre personne de bonne volonté de bien vouloir soutenir le Centre Sénoufo dans ses activités. Prions Dieu afin que la pandémie du coronavirus n’ébranle pas trop les activités qui donnent sens à la vie humaine.

Sikasso, le 28 mars 2020

Le Directeur - Père Bruno S

A l’instar des cinq dernières années, l’institut de Formation Islamo-Chrétien (IFIC) de Bamako a effectué une visite d’étude au Centre Culturel Senoufo de Sikasso du 24 au 28 Février 2020. Les participants étaient au nombre de douze (12) personnes originaires du Mali, Togo, Benin et Cameroun.

Au cours de leur séjour à Sikasso, sous l’égide de l’équipe du Centre Culturel Sénoufo, plusieurs activités ont été réalisées. Exposés : a) Deux thèmes sur la religion musulmane, notamment: « Mohamed, modèle de piété » et « La fraternité dans la religion musulmane ». Ces échanges ont été présidés par trois notabilités musulmanes et un modérateur Chrétien. b) L’historique et les activités du centre culturel senoufo suivis d’une séance sur la tradition orale (contes + devinettes) présidée par l’équipe du centre.

Visites : a) La grande « mosquée Amara Kanté » située non loin du marché du quartier Médine ; b) Le tombeau d’un célèbre imam de Sikasso, El Hadji Oumar Kanté enterré à l’enceinte de la mosquée sus citée ; c) Le musée du Centre Culturel Sénoufo de Sikasso ; d) Le presbytère de la Mission Catholique de Sikasso ; e) Une communauté de l’église protestante de Sikasso ; f) Rencontre et échanges avec les adhérents aux pratiques ancestrales en milieu sénoufo, village de Ziasso située à environ 66 kms de Sikasso, dans la commune rurale de Lobougoula ; g) Des grottes de Missirikoro

Projection de Film : a) L’imam et le pasteur, un film-documentaire démontrant la complexité du dialogue islamo-chrétien et les attitudes à privilégier dans son exercice ; b) La Cabane, un film qui nous interroge sur nos représentations ou conceptions de Dieu et le difficile chemin du pardon. L’équipe du Centre et les visiteurs sont tous contents de chaque moment fraternel partagé. Ils souhaitent que cette collaboration entre nos deux structures s’éternise.

Fait à Sikasso, le 15 mars 2020

Par Elie Yaya Bamba

Chargé du musée du Centre 

Invitation à une matinée du lancement des Activités de Recherches, de Sauvegarde, de promotion et de diffusion des valeurs du Cicaara. Cette cérémonie qui sera présidée par le Gouverneur de la Région de Sikasso aura lieu le Mardi 10 Mars 2020 à 09H00, au Centre Culturel Sénoufo de Sikasso. Et tout cela sous le haut parrainage de Madame Ramata Bagayogo, Adjointe du Maire de la Commune Urbaine de Sikasso. Ces activités se réalisent en partenariat avec le Complexe Culturel BlonBa de Bamako.

Chaque nouvelle année, l’équipe du Centre Culturel Senoufo de Sikasso se propose un thème de recherche. L’année 2020 est spécialement dédiée à la femme. Pour cela, nos recherches, nos animations multidisciplinaires, nos écrits et nos expositions privilégieront davantage le rôle de la femme. Car, en dépit des apparences et de la mentalité populiste qui ont tendance à placer la femme en dernier lieu, la femme joue un rôle prépondérant dans la vie de chaque jour. Elle est le pilier de la famille et l’âme de la transmission des pratiques culturelles d’une génération à l’autre, d’où l’adage : « Eduquer un homme, c’est éduquer une personne; éduquer une femme, c’est éduquer une nation ».

Sikasso, le 12 février 2020

Par Père Bruno Ssennyondo

Directeur du Centre

In English

Le mardi 12 novembre 2019, l’équipe du Centre Culturel Sénoufo est restée sans parole en apprenant le décès d’un ami, collaborateur et missionnaire d’origine polonaise le Père Dariusz Zielinski familièrement appelé « Darek ». Membre de la société des Missionnaires d’Afrique (Pères Blancs), Darek a joué un grand rôle depuis le début de l’informatisation de notre Centre Culturel. Ordonné prêtre en 1995, Darek a travaillé en Algérie, puis à Rome en Italie, en Pologne, au Mali (Kolongotomo, Bamako, Kadiolo - Sikasso) et enfin à Ouagadougou au Burkina Faso d’où il a été surpris par la fièvre dengue qui n’a mis qu’une semaine pour mettre fin à sa vie. Une veillée de prière pour le repos de son âme fut organisée le dimanche 17 novembre 2019 à Ouagadougou (Paroisse St Jean XXIII). Le lundi 18 novembre 2019, après une messe de requiem présidée par le Cardinal Philippe Ouedraogo, en présence de sa petite sœur Bozena Zielinska et de nombreux confrères et amis, Darek fut inhumé à la maison de formation des missionnaires d’Afrique à Kossoghin (Ouagadougou). Dors en paix Darek, fidèle serviteur de Dieu.

Sikasso, le 26 novembre 2019

Par le Père Bruno Ssennyondo

Directeur du Centre

English

Un groupe exceptionnel vient d'orner l’année scolaire 2019-2020 par sa visite au Centre Culturel Sénoufo. Il s’agit d’une chorale sénoufo venue de Korhogo en Côte d’Ivoire. La troupe était composée de 52 choristes, dont 48 femmes. Après un temps de découverte de la cour, les salles et magasins d’exposition des objets culturels du Centre, il y a eu un échange amical entre l’équipe du Centre et les choristes. L’échange a été écourté pour permettre aux visiteurs de reprendre la route pour aller découvrir la capitale de Bamako où ils séjourneraient pendant trois jours. Merci à vous nos frères et sœurs ivoiriens pour cette belle visite. Qu’elle soit une source de bénédictions pour toutes les visites et animations que le Centre aura à vivre tout au long de cette année académique.

Sikasso, le 10 octobre 2019

Par Père Bruno Ssennyondo

Directeur du Centre

In English

De sa création en l’an 2004 à nos jours, le Centre Culturel sénoufo de Sikasso était confronté à un besoin crucial d’eau potable. Cette pénurie s’accentuait en saison sèche où l’accueil des usagers du centre et l’entretien de son jardin devenaient une charge lourde à porter. Grâce à l’appui de Missio Internationales Katholiches Missionswerk, ce problème est désormais résolu. Nous en sommes profondément reconnaissants. C’est aussi l’occasion de remercier tous nos amis suisses, les missionnaires d’Afrique (Pères Blancs) et tous ceux qui de prêt ou de loin luttent pour le progrès du Centre Culturel Sénoufo. À tous les futurs usagers de cette eau, nous faisons appel à plus d’attitude écologique, à plus du respect de notre mère, la nature. Confié à une entreprise sikassoise dénommée Sika-Service-Express-Sarl, ce projet s’est soldé par la réalisation de trois forages, dont un dans chacun des trois sites du centre, l’installation de trois pompes électriques, de deux grandes cuves de 2000 ml chacune et d’un château d’eau de 5000ml. La réalisation de ce projet vient renforcer les capacités des usagers du centre et réveiller l’aspect écologique qui sombrait. Enfin, l’abondance en eau potable sera certainement un atout pour les projets d’avenir.

Sikasso, le 2 juin 2019

Bruno Ssennyondo

Le Directeur

(English) Au cours de la matinée du Mercredi 08 mai 2019, une délégation de l’ambassade suédoise au Mali est arrivée au Centre. Quatre personnes dont Messieurs Désiré Ballo, chargé de programmes, Richard Bomboma, chef de la Coopération suédoise au Mali, Mats Ottosson, contrôleur et le chauffeur Faama Coulibaly. Il y a eu un échange fraternel entre la délégation et l’équipe du Centre représentée par Elie et Bruno. Ensuite, Elie leur a fait une visite guidée du musée du Centre. En fin d’après-midi, le tour était à la délégation de l’ambassade américaine au Mali composée entre autres de Mesdames Emma Moros, attachée culturelle de l’ambassade, Nathalie Sagara et de Monsieur Aboubacar A. Cissé chargé des affaires culturelles. Sur ceux s’ajoutent deux guides de la région, à savoir Demba Moussa Traoré de la direction régionale de la culture et Monsieur Bamba de la mission culturelle et chargé de la maison d’interprétation du Tata. Malgré la fatigue du jour, avant d’entamer la visite guidée du musée du Centre, il y a eu un échange avec l’équipe du Centre. Le Centre Culturel est toujours heureux de telles initiatives. On espère que ces visites ne sont qu’un début d’un partenariat durable et fructueux.

Sikasso, le 10 Mai 2019

Bruno Ssennyondo (Directeur du Centre)

English: La célébration de la journée de la résistance à Sikasso s’inscrit désormais dans une tradition. Sans pour autant vouloir se dissocier du monde entier qui célèbre la journée des travailleurs, en initiant cette activité, les sikassois ont à cœur de rendre un hommage mérité aux milliers de ses fils et filles qui ont péri en défendant l’indépendance et l’honneur du glorieux royaume de Kénédougou dont la capitale était Sikasso. Car, pour paraphraser le président de l’Antenne de Sikasso du RENEDEP (Réseau National pour l’Eveil Démocratique et Patriotique), ces figures légendaires demeurent un exemple de courage, de bravoure, d’abnégation et une source d’inspiration pour les sikassois en particulier et les maliens en général. En plus de la présence du Centre Culturel Sénoufo, cet événement était honoré de plusieurs autorités et notabilités de la ville de Sikasso. Nombreux des intervenants du jour ne cessaient de faire écho des phrases légendaires du roi Babemba Traoré « Plutôt la mort que la honte » ou encore « Un homme brave et un homme lâche doivent mourir un jour, l’un et l’autre ; (mais) il vaut mieux mourir bravement pour défendre son pays. » Le maire de la commune urbaine de Sikasso monsieur Kalfa Sanogo a saisi l’occasion pour appeler les sikassois à plus de vigilance. Oui à notre illustre valeur de l’hospitalité, dit monsieur le maire ; mais cela doit être accompagné de l’obligation de veiller sur son hôte. Car, il nous est arrivé d’être victimes de notre gentillesse aveugle, de notre naïveté.

Sikasso, le 07 Mai 2019

Bruno Ssennyondo (Directeur du Centre)

English

Du 12 au 14 avril 2019 a eu lieu festival sénoufo de Gouéné, dans le cercle de Kadiolo. L’objet principal de cette seizième édition du festival était de magnifier « le rôle de la femme en milieu Senoufo » Sur l’invitation de l’association organisatrice du festival, « Ciborogolaa » (un vocable sénoufo qui veut dire la fraternité), le Centre Sénoufo a animé une conférence et une exposition thématique d’objets culturels et de photos démontrant le rôle important de la femme dans la société sénoufo. L’intervention du Centre (representé par l’abbé Edouard C, Monsieur Yaya E. Bamba et le Père Bruno S), a fait ressortir entre autres le rôle joué par la femme dans les travaux domestiques, agricoles ainsi que la lourde charge de la maternité et l’éducation des enfants. Le public, voire les autorités, les ressortissants de Gouéné et la population locale ont manifesté un grand intérêt à cet évènement. Le parrain et marraine du festival furent respectivement, l’ex-premier ministre Hamed Mohamed Ag Hamani et Madame Sanogo Karidiata Coulibaly, Maire de Diomaténé et épouse de Kalfa Sanogo, le Maire de la commune urbaine de Sikasso et président de l’association pilote du Centre Sénoufo (Wu Nire). Enfin, une pensée particulière aux sponsors de ce festival : SAMA Transport, SOMYSY-SA et La Chaîne Grise.

Fait à Sikasso, le 17 avril 2019

Par Yaya Elie Bamba (Chargé du Musée du Centre)

In English Au soir du 11 avril 2019, une forte délégation des acteurs politiques et économiques allemands, accompagnés du président du Conseil Régional de Sikasso se sont rendu au Centre Culturel Sénoufo. C’était une occasion d’échanger avec cette audience pluridisciplinaire sur les activités et projets d’avenir du Centre. Cette même délégation a effectué plusieurs visites sur le territoire de la région de Sikasso et plus particulièrement les axes prioritaires du développement régional tels que l’unité de transformation d’Anacarde à Koumantou, station de conditionnement des mangues AOM (partenariat Public Privé avec le groupe GREENYARD : exportation de la mangue fraiche vers l’Europe) l’entreprise Keitala Négoce, l’Antenne Régionale de l’ANICT, et le Centre de Santé de Sido financé à travers le FNACT.

Sikasso, le 17 avril 2019

Bruno Ssennyondo (Directeur du Centre)

In English

A l’instar des quatre années précédentes, l’Institut de Formation Islamo-Chrétien (IFIC) de Bamako a effectué une visite d’étude au Centre Culturel Senoufo de Sikasso du 25 au 01 mars 2019. Il s’agissait de 11 personnes originaires de 8 pays : Mali, Côte d’Ivoire, Centre Afrique, Burkina Faso, Tchad, Benin, Guinée-Conakry, France. Encadrés par l’équipe du Centre Culturel Senoufo, plusieurs activités étaient à l’ordre de leur séjour. Parmi ces activités nous citons : - Les exposés sur les activités du centre culturel senoufo, la tradition orale (contes + devinettes) et le rôle des rites agraires en milieux traditionnel senoufo. - Les visites d’échange et de courtoisie aux différentes communautés religieuses de la région de Sikasso. - Projection des films sur le faits culturels et religieux. Il s’agissait des films qui visent à promouvoir de savoir vivre-ensemble en acceptant nos différences. - Moments de détente dans les sites touristiques et historiques de Sikasso et ses alentours. On se réjouit de cette collaboration gagnant-gagnant entre l’IFIC et le Centre. Car, la rencontre et le dialogue interculturel et interreligieux sont inévitablement devenus des attitudes prioritaires pour le bienêtre et le développement de notre pays le Mali et pour toute l’Afrique de l’Ouest.

Du 12 au 14 avril, le Centre Culturel Senoufo de Sikasso (CRSPCS) participera à la 16ème édition du festival sénoufo de Gouéné. Ne manquez les conférences et débats animés par le Centre et surtout ses expositions sur le thème du festival : le rôle de la femme en milieu sénoufo.