Sur l'initiative de la commission paroissiale de l'enseignement, toute la matinée du 24 février 2018, était spécialement dédiée aux enseignants de la mission catholique de Sikasso et leurs partenaires.

C'était une réflexion sur le rôle de la famille et de l'école dans l'éducation des enfants. Les animateurs furent Mr Madou Diakité et l'abbé Edouard Coulibaly. Le Père Bruno en était le modérateur.

En plus du corps professoral de la mission catholique de Sikasso à savoir le Jardin d'enfants, 1er Cycles A et B, le 2nd Cycle et St Jean-Bosco, la direction régionale de la culture était bien présentée.

Du 28 au 30 janvier 2018, c’était au pays des hommes intègres d’accueillir le Centre Sénoufo et sa jeune troupe Miiriya de Sikasso composée des élèves du lycée Solidarité Enfance. Cette tournée pédagogique et culturelle a eu lieu à Bobo Dioulasso, au sud du Burkina Faso. La première partie consistait en deux thèmes pédagogiques et culturels finement exposés et débattus. L’exposé concernait particulièrement la tradition orale africaine avec l’accent mis sur les devinettes et les mécanismes traditionnels de prévention et règlement de conflits avec le cas spécifique des « Kôrèdugaw » en milieu sénoufo. La deuxième partie était une pièce théâtrale dénonçant les maux de l’immigration clandestine. A peine sortis de la mésaventure qui a longuement frappé toute la sous-région (la grève scolaire), quatre établissements scolaires n’ont ménagé aucun effort pour accueillir le groupe sikassois avec lequel ils partagent beaucoup en commun non seulement au plan géographique et historique, mais aussi culturel. Il s’agit du Lycée Technique Marie Adélaïde Cice, le Lycée Ouenze Coulibaly (LOC), le Collège Tounouma Garçons et le Centre Badenya du secteur 25. Cette fraternité dont on a bénéficié restera gravée en lettre d’or dans les cœurs de ces jeunes scolaires sikassois et de tous les amis et collaborateurs du Centre Sénoufo. Un grand merci à la société des Missionnaires d’Afrique (Pères Blancs) qui ont financièrement soutenu cette œuvre au profit de la jeunesse de la sous-région.

L'équipe du Centre Sénoufo de Sikasso en compagnie de sa jeune troupe théâtrale a vécu un moment inoubliable dans la ville ivoirienne de Korhogo. Cette visite avait pour objet un échange culturel entre la jeunesse malienne et ivoirienne. Ces journées culturelles étaient colorées par des animations thématiques (sur les mécanismes traditionnels de prévention et de règlement des conflits) par l'équipe du Centre et une pièce théâtrale dénonçant l'immigration clandestine assurée par la troupe Miiriya qui est composée de deux lycées sikassois: Solidarité Enfance et Mgr De Montclos. C'était aussi une occasion de découvrir la ville culturelle de Korhogo et de fraterniser les uns avec les autres.

Le mois de janvier 2018 sera consacré aux animations culturelles en deux pays voisins: la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso. Le Centre Senoufo accompagné d’une troupe théâtrale dénommée ‘Miiriya’ (en image - au cours d’une répétition) qui est composée des élèves se rendront à Korhogo et à Bobo Dioulasso pour un échange culturel avec la jeunesse des pays hôtes sur l’immigration et les mécanismes traditionnels de prévention et règlements des conflits.

Animations thématiques dédiées aux établissements scolaires sous l’égide du : Centre Culturel Sénoufo.

Avant que le temps jaloux ne réduise en poussière les valeurs traditionnelles de nos terroirs, l’équipe pluridisciplinaire du Centre Sénoufo propose des animations pédagogiques en vue de : 

-  Sauvegarder et promouvoir les valeurs de notre patrimoine culturel ; 
 

-  Partager ses expériences avec les jeunes générations ; 
 

-  Transmettre ses connaissances sur l’histoire locale et la tradition orale. 
PLUS

De quoi s’agissait-il ?

Un week-end de réflexion et de sensibilisation à Sikasso sur le phénomène de l’immigration sous l’égide de l’association culturelle ACTE-SEPT, la Direction Régional de la Culture, le Centre Sénoufo et le Centre Saint Jean-Bosco. 

Table-ronde radiophonique 

A eu lieu à partir de 9H du vendredi 24 novembre à la Radio ‘Voix des Jeunes’ un débat sur « les empreintes de la migration sur la culture et pratiques artistiques ». Y ont participé de nombreux passionnés de la culture telle que Adama Traoré (président d’ACTE-SEPT), Madou Diakité (chargé du patrimoine culturel à la direction régionale), Gaoussou Traoré, Mohamed Maiga etc. PLUS

Chaque objet du Centre Sénoufo, sera muni d'une description détaillée pour designer la fonction de l'objet et parfois sa signification culturelle. En plus, il sera possible de télécharger cette fiche en format .pdf. En voici un exemple ici

Moulin traditionnelN° d’Inventaire : CSS-2015-1-13 Nom de l’objet : Moulin traditionnel Appellation locale : Tiraga Groupe culturel ou ethnique : Minyanka Categorie : Objet domestique Materiaux : Pierre Dimensions : Hauteur : 14cm, Longueur : 37cm, Epaisseur : 24cm Description : Consiste en deux pierres polies et plates : l’une large et l’autre plus réduite et perpendiculairement placée sur la première. Fonction (utilisation) : Les femmes s’en servent pour moudre les céréales ou les pâtes alimentaires. Cette activité offre aux femmes un espace d’exprimer librement leurs sentiments. Elles animent cette activité par des chansons destinées a critiquer le mauvais comportement de leur mari ou de leur coépouse remplacant le nom de l’intéressé par celui d’un animal ou d’un oiseau. Le but de ces chansons est de pousser l’intéressé a se convertir a bon escient. Etat de conservation : Très bon Provenance : Koutiala Noms du fabricant/auteur : Inconnu Noms du collecteur : Pere Andreas Gopfert et Yaya E. Bamba Fiche établie : En 2015 par Yaya E. Bamba - fiche en pdf : http://senoufo.net/pdf/css-2015-1-13.pdf © Centre Sénoufo 2016

Sous la collection « Wu Niré », le Centre publie des livres sur des thèmes et sujets susceptibles à promouvoir la culture et la rencontre entre cultures et religions. Les œuvres réalisées ces trois dernières années sont : Le royaume du Kénédougou et sa capitale Sikasso (2014), Les contes sénoufo (2014), Les devinettes sénoufo (2015) et Les Korédugaw (bouffons) en milieu sénoufo (2015) et Des Monographies de quatre villages sénoufo en deux volumes (2016). Tous nos ouvrages sont diffusés à un public assez large, plus particulièrement au Mali, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire et ailleurs. 
 Cette vidéo relate la présentation du livre "Le royaume du Kénédougou et sa capitale Sikasso" en 2014 à Bamako.

Le royaume du Kénédougou et sa capitale Sikasso (2014)

Le Centre expose des objets du milieu sénoufo et d’autres régions du Mali pour valoriser la diversité culturelle comme patrimoine nationale. 


Le Centre organise des expositions thématiques. 


Le Centre accueille quotidiennement des visiteurs. Le public est très varié. Il s’agit de: élèves et étudiants, adultes nationaux et internationaux, enseignants et chercheurs, des cortèges des nouveaux mariés, etc. 


Le Centre fait des animations dans les milieux scolaires sur les différents thèmes d’intérêt culturel. 


Le Centre collabore activement avec :

- La Direction Régionale de la Culture et l’OMATHO ;


- Des enseignants de l’art plastique et de l’histoire-géo ;

- Des artistes en leur offrant des salles pour pouvoir exposer leurs œuvres ;

- Des associations culturelles : griots, bouffons, chasseurs, etc. 


Le Centre participe aux activités culturelles qu’organisent les autorités de la région comme : le triangle du balafon, la journée nationale du patrimoine culturel, le théâtre des réalités, les séminaires et les conférences. 


Sous la collection « Wu Niré », le Centre publie des livres sur des thèmes et sujets susceptibles à promouvoir la culture et la rencontre entre cultures et religions. Les œuvres réalisées ces trois dernières années sont : Le royaume du Kénédougou et sa capitale Sikasso (2014), Les contes sénoufo (2014), Les devinettes sénoufo (2015) et Les Korédugaw (bouffons) en milieu sénoufo (2015) et Des Monographies de quatre villages sénoufo en deux volumes (2016). Tous nos ouvrages sont diffusés à un public assez large, plus particulièrement au Mali, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire et ailleurs. 


In English

 

Merci à tout et chacun pour votre intérêt envers le Centre Culturel Senoufo de Sikasso (CRSPCS). Votre amour pour ce Centre, vos conseils et vos remarques sont le noyau de son rayonnement. C'est ensemble que nous ferons de ce Centre une fierté pour la culture africaine: celle qui n'ignore jamais le fait que "SI NOUS SOMMES GRANDS, C'EST PARCE QUE NOUS SOMMES ASSIS SUR LES ÉPAULES DE NOS PRÉDÉCESSEURS". Sur ceux, je souhaite à tout le peuple malien une heureuse fête d'indépendance (du 22 septembre). Ma prière de ce jour est que tous, nous devenions davantage ce que nous confessons: Un Peuple, Un But, Une Foi.

Les étapes de la vie humaine en milieu Sénoufo.

IV – La mort

Dans le milieu sénoufo, la mort est l’ultime étape qui introduit l’homme dans la vraie vie : la vie de l’au-delà qui se passe avec les ancêtres. Le monde de l’au-delà n’est pas localisé avec précision ; ni au ciel qui est la demeure de Dieu, ni sur terre qui est l’espace pour les vivants mortels, ni sous terre qui est le lieu où reposent les morts. L’au-delà est simplement un monde tout autre différent du nôtre mais en interrelation avec celui-ci. Et c’est pour exprimer à la fois cette différence et cette interrelation que le sénoufo conçoit les choses de l’au-delà comme l’envers des choses d’ici-bas : les vivants marchent par l’avant et les morts par l’arrière ; les vivants parlent par la bouche et les morts par le nez ; pour mimer la vie d’un défunt, on porte ses habits à l’envers etc. Le sénoufo reste fasciné par ce monde dans lequel il est appelé à vivre ; toute sa vie est orientée vers le passage pour l’autre monde qui s’opère dans la mort et qui se réalise par les funérailles. SUITE

Les étapes de la vie humaine en milieu Sénoufo.

III – Le mariage

A – Les formes de mariage. Le mariage chez les sénoufo comme dans bien d’autres sociétés a plusieurs formes. Nous pouvons en distinguer 5 : la mise à part, le mariage honorifique, le mariage par amitié, le rapt et le lévirat.

1 – La mise à part.

Cette forme de mariage consiste à se réserver une fille dès son jeune âge ou même avant sa naissance. Le terme est pôrô et signifie apprivoiser, élever. Cela est différent des fiançailles car bien souvent le futur mari est indéterminé. Le chef de famille réserve la fille sans savoir à qui elle est destinée. Quand elle sera grande, il voit parmi ses enfants qui a besoin de se marier ou qui doit être marié. Il est à noter que dans le milieu sénoufo, c’est un devoir pour le père que de trouver une femme pour son fils. SUITE

Les étapes de la vie humaine en milieu Sénoufo.

II – La puberté

La puberté, qui est l’ensemble des transformations physiques et psy- chiques, se caractérise chez le jeune sénoufo comme chez tout autre jeune, par une maturation des organes génitaux et de la fonction de reproduction. Le jeune garçon ou la jeune fille connaît alors une rapide poussée de croissance. Cette phase du développement de l’individu étant très importante, la société se doit de bien encadrer ses adolescents qui peuvent facilement prendre de mauvaises habitudes et perturber l’harmonie sociale de la communauté. C’est pourquoi un lent travail d’éducation est entrepris par toute la communauté pour accompagner ces jeunes et les initier à la vie sociale. Cette éducation est couronnée par le mariage. SUITE

Les étapes de la vie humaine en milieu Sénoufo.

I Naissance et croissance

La grossesse. Soucieux d’assurer la pérennité du groupe, le sénoufo est fortement ouvert à la procréation ; voilà pourquoi le célibat n’est pas admis dans cette société. Tout est mis en œuvre pour concevoir et enfanter. La première richesse est d’abord la fécondité qui assure une descendance nombreuse. SUITE

Description du Centre Sénoufo

Le Centre de Recherche pour la Sauvegarde et la Promotion de la Culture Sénoufo a été inauguré en Novembre 2005 et dirigé par le Père Emilio ESCUDERO (R.I.P), membre de la Société Missionnaire dénommée ‘Missionnaires d’Afrique’ (Pères Blancs). Ce Centre se situe dans le quartier administratif de Sikasso, non loin du Conseil Régional. Il est piloté par une association de droit malien, dénommée « Wu Nire », (Nos Racines) en Sénoufo selon la Loi numéro 04-038 du 5 août 2004 régissant les associations en République du Mali : récépissé numéro 026/CS-P.  

Après la mort du Père Emilio le 02 novembre 2012, l’association pilote a souhaité que la gestion du Centre sont assurée par la société des Missionnaires d’Afrique. Donc, le Directeur du Centre mène les activités du Centre en étroite collaboration avec les membres de l’association, le diocèse de Sikasso, la société des Missionnaires d’Afrique et plusieurs acteurs de la culture. Le Centre œuvre avec toutes les couches de la population sans distinction. 

Objectifs du Centre Sénoufo

Le Centre Culturel Sénoufo a pour objectif de : 

- Aider à la sauvegarde et à la promotion de la culture sénoufo;

- Aider le monde sénoufo à s’ouvrir davantage à d’autres perspectives socioculturelles 
susceptibles de contribuer à son rayonnement ; 

- Œuvrer à la rencontre et au dialogue avec les différentes expressions confessionnelles 
et l’univers culturel sénoufo. 

L’infrastructure du Centre Sénoufo 

Les constructions se sont réalisées au fur et à mesure entre 2004 et 2011 par le Père Emilio Escudero avec l’aide des entrepreneurs de Sikasso. Tout est construit en dure (avec briques et ciment). Plusieurs bâtiments et des murs de la clôture sont décorés avec des motifs et des symboles de la culture sénoufo. Le jardin du centre contient des statues à la taille humaine, représentant des personnages sénoufos. Le financement est souvent venu de plusieurs sources : des amis et bienfaiteurs du Père Emilio Escudero et des organismes internationaux. 

Le musée du Centre Sénoufo

Le centre possède plus de 1200 objets collectionnés par le Père Emilio quarante ans durant. Les visiteurs découvrent des objets d’art et des objets de la vie quotidienne, sociale et religieuse du peuple sénoufo et d’autres ethnies du Mali. Le Centre possède une véritable banque de données diverses de la culture. 

Il s’agit de : statues et statuettes: objets parfois sacrés dont l'usage est réservé aux initiés, statuettes en bois, en bronze et en terre cuite ; les masques de culte, de réjouissance ; les instruments de musique : tambours, flûtes, balafon ; les armes traditionnelles ; les outils des travaux domestiques et champêtres, textiles ; les mobiliers : chaises, tabouret, lit traditionnel, lit mortuaire... ; aspects particuliers : objets des rites initiatiques, des chasseurs, des bouffons et les 
fétiches.

A ceux-là s’ajoutent le résultat des travaux de recherche réalisés au cours de plusieurs années. Cependant, plusieurs de ces résultats restent au stade primaire. Il s’agit de plus de 600 cassettes audio-visuelles contenant des contes, devinettes, proverbes, des chants, et des enquêtes réalisées dans des villages sur des thèmes relatifs à la vie des Sénoufos. Par exemple la fabrication du balafon, l’agriculture, la bouffonnerie, le Ciwara, les étapes de la vie (la naissance, l’initiation, le mariage, la mort) etc. 


Nous possédons plus de 40 000 photos du milieu sénoufo. En plus, des nombreux documents linguistiques et ethno-anthropologiques souvent uniques. 
Plusieurs de ces recherches faites sous forme d'enregistrements sonores sont déjà transcrites en langue sénoufo et traduites en langue française.