Merci à tout et chacun pour votre intérêt envers le Centre Culturel Senoufo de Sikasso (CRSPCS). Votre amour pour ce Centre, vos conseils et vos remarques sont le noyau de son rayonnement. C'est ensemble que nous ferons de ce Centre une fierté pour la culture africaine: celle qui n'ignore jamais le fait que "SI NOUS SOMMES GRANDS, C'EST PARCE QUE NOUS SOMMES ASSIS SUR LES ÉPAULES DE NOS PRÉDÉCESSEURS". Sur ceux, je souhaite à tout le peuple malien une heureuse fête d'indépendance (du 22 septembre). Ma prière de ce jour est que tous, nous devenions davantage ce que nous confessons: Un Peuple, Un But, Une Foi.

Les étapes de la vie humaine en milieu Sénoufo.

IV – La mort

Dans le milieu sénoufo, la mort est l’ultime étape qui introduit l’homme dans la vraie vie : la vie de l’au-delà qui se passe avec les ancêtres. Le monde de l’au-delà n’est pas localisé avec précision ; ni au ciel qui est la demeure de Dieu, ni sur terre qui est l’espace pour les vivants mortels, ni sous terre qui est le lieu où reposent les morts. L’au-delà est simplement un monde tout autre différent du nôtre mais en interrelation avec celui-ci. Et c’est pour exprimer à la fois cette différence et cette interrelation que le sénoufo conçoit les choses de l’au-delà comme l’envers des choses d’ici-bas : les vivants marchent par l’avant et les morts par l’arrière ; les vivants parlent par la bouche et les morts par le nez ; pour mimer la vie d’un défunt, on porte ses habits à l’envers etc. Le sénoufo reste fasciné par ce monde dans lequel il est appelé à vivre ; toute sa vie est orientée vers le passage pour l’autre monde qui s’opère dans la mort et qui se réalise par les funérailles. SUITE

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III – Le mariage

A – Les formes de mariage. Le mariage chez les sénoufo comme dans bien d’autres sociétés a plusieurs formes. Nous pouvons en distinguer 5 : la mise à part, le mariage honorifique, le mariage par amitié, le rapt et le lévirat.

1 – La mise à part.

Cette forme de mariage consiste à se réserver une fille dès son jeune âge ou même avant sa naissance. Le terme est pôrô et signifie apprivoiser, élever. Cela est différent des fiançailles car bien souvent le futur mari est indéterminé. Le chef de famille réserve la fille sans savoir à qui elle est destinée. Quand elle sera grande, il voit parmi ses enfants qui a besoin de se marier ou qui doit être marié. Il est à noter que dans le milieu sénoufo, c’est un devoir pour le père que de trouver une femme pour son fils. SUITE

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II – La puberté

La puberté, qui est l’ensemble des transformations physiques et psy- chiques, se caractérise chez le jeune sénoufo comme chez tout autre jeune, par une maturation des organes génitaux et de la fonction de reproduction. Le jeune garçon ou la jeune fille connaît alors une rapide poussée de croissance. Cette phase du développement de l’individu étant très importante, la société se doit de bien encadrer ses adolescents qui peuvent facilement prendre de mauvaises habitudes et perturber l’harmonie sociale de la communauté. C’est pourquoi un lent travail d’éducation est entrepris par toute la communauté pour accompagner ces jeunes et les initier à la vie sociale. Cette éducation est couronnée par le mariage. SUITE

Les étapes de la vie humaine en milieu Sénoufo.

I Naissance et croissance

La grossesse. Soucieux d’assurer la pérennité du groupe, le sénoufo est fortement ouvert à la procréation ; voilà pourquoi le célibat n’est pas admis dans cette société. Tout est mis en œuvre pour concevoir et enfanter. La première richesse est d’abord la fécondité qui assure une descendance nombreuse. SUITE

Description du Centre Sénoufo

Le Centre de Recherche pour la Sauvegarde et la Promotion de la Culture Sénoufo a été inauguré en Novembre 2005 et dirigé par le Père Emilio ESCUDERO (R.I.P), membre de la Société Missionnaire dénommée ‘Missionnaires d’Afrique’ (Pères Blancs). Ce Centre se situe dans le quartier administratif de Sikasso, non loin du Conseil Régional. Il est piloté par une association de droit malien, dénommée « Wu Nire », (Nos Racines) en Sénoufo selon la Loi numéro 04-038 du 5 août 2004 régissant les associations en République du Mali : récépissé numéro 026/CS-P.  

Après la mort du Père Emilio le 02 novembre 2012, l’association pilote a souhaité que la gestion du Centre sont assurée par la société des Missionnaires d’Afrique. Donc, le Directeur du Centre mène les activités du Centre en étroite collaboration avec les membres de l’association, le diocèse de Sikasso, la société des Missionnaires d’Afrique et plusieurs acteurs de la culture. Le Centre œuvre avec toutes les couches de la population sans distinction. 

Objectifs du Centre Sénoufo

Le Centre Culturel Sénoufo a pour objectif de : 

- Aider à la sauvegarde et à la promotion de la culture sénoufo;

- Aider le monde sénoufo à s’ouvrir davantage à d’autres perspectives socioculturelles 
susceptibles de contribuer à son rayonnement ; 

- Œuvrer à la rencontre et au dialogue avec les différentes expressions confessionnelles 
et l’univers culturel sénoufo. 

L’infrastructure du Centre Sénoufo 

Les constructions se sont réalisées au fur et à mesure entre 2004 et 2011 par le Père Emilio Escudero avec l’aide des entrepreneurs de Sikasso. Tout est construit en dure (avec briques et ciment). Plusieurs bâtiments et des murs de la clôture sont décorés avec des motifs et des symboles de la culture sénoufo. Le jardin du centre contient des statues à la taille humaine, représentant des personnages sénoufos. Le financement est souvent venu de plusieurs sources : des amis et bienfaiteurs du Père Emilio Escudero et des organismes internationaux. 

Le musée du Centre Sénoufo

Le centre possède plus de 1200 objets collectionnés par le Père Emilio quarante ans durant. Les visiteurs découvrent des objets d’art et des objets de la vie quotidienne, sociale et religieuse du peuple sénoufo et d’autres ethnies du Mali. Le Centre possède une véritable banque de données diverses de la culture. 

Il s’agit de : statues et statuettes: objets parfois sacrés dont l'usage est réservé aux initiés, statuettes en bois, en bronze et en terre cuite ; les masques de culte, de réjouissance ; les instruments de musique : tambours, flûtes, balafon ; les armes traditionnelles ; les outils des travaux domestiques et champêtres, textiles ; les mobiliers : chaises, tabouret, lit traditionnel, lit mortuaire... ; aspects particuliers : objets des rites initiatiques, des chasseurs, des bouffons et les 
fétiches.

A ceux-là s’ajoutent le résultat des travaux de recherche réalisés au cours de plusieurs années. Cependant, plusieurs de ces résultats restent au stade primaire. Il s’agit de plus de 600 cassettes audio-visuelles contenant des contes, devinettes, proverbes, des chants, et des enquêtes réalisées dans des villages sur des thèmes relatifs à la vie des Sénoufos. Par exemple la fabrication du balafon, l’agriculture, la bouffonnerie, le Ciwara, les étapes de la vie (la naissance, l’initiation, le mariage, la mort) etc. 


Nous possédons plus de 40 000 photos du milieu sénoufo. En plus, des nombreux documents linguistiques et ethno-anthropologiques souvent uniques. 
Plusieurs de ces recherches faites sous forme d'enregistrements sonores sont déjà transcrites en langue sénoufo et traduites en langue française.